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L'Histoire de Draché

Draché de la préhistoire à nos jours

L'occupation gallo-romaine est très marquée dans la région. Les habitats localisés dans la vallée du Réveillon sur Draché, confirme l'importance de celle-ci comme voie de pénétration privilégiée depuis la vallée de la Vienne jusqu'aux limites de Sepmes.
Elle se traduit par la présence de plusieurs villas établies en fond de vallée, plus rarement sur le rebord de plateau. Les fragments de tuiles à rebord et la céramique sont abondants et toujours associés à des tessons protohistoriques et de l'industrie néolithique. Ils affirment le caractère exceptionnel et la voie privilégiée que constituait cette vallée où de nombreux sites ( néolithiques, protohistoriques, gallo-romains ) ont déjà été localisés plus en aval sur Maillé dans le cadre de la carte archéologique du canton de Sainte Maure.


Sur Draché, il a été recensé : un site néolithique, un site protohistorique et une ville gallo-romaine.

 

Cas particulier de la Bourrelière à Draché : une serpe en cuivre dont les conditions et le contexte de la découverte sont mal connus. Elle est peut-être d'âge protohistorique mais rien pour l'instant ne le prouve.
Les prospections de la carte archéologique ont mis en évidence une occupation intensive dans la vallée du Réveillon sur Draché.( Où aucun site gallo-romain n'était connu jusque-là ).

 

Les habitats troglodytiques :

Ils jalonnent tout le versant droit de la vallée de la Manse sur les communes de Draché et Sepmes. Ils sont creusés dans le calcaire du Turonien supérieur dont on peut apprécier les remarquables stratifications entrecroisées sur les falaises des coteaux où les habitats se succèdent sans discontinuer. A Draché, l'escarpement dominant la vallée du Réveillon et allant de la Rérais à la Guérivière, est ponctué de nombreuses cavités aménagées. Les habitats offrent parfois des aménagements intérieurs originaux à l'exemple du site découvert dans un petit vallon au nord de la Guérivière. Il comporte en effet un petit four à pain très soigneusement construit au-dessus duquel s'ouvre une cheminée d'aération. L'ensemble est en parfait état de conservation.

 

Les carrières de tuffeau :

Souvent associées à des occupations troglodytiques (habitats, caves ...) Les carrières de tuffeau peuvent se juxtaposer et consteller de larges pans de falaise. Elles constituent alors des ensembles harmonieux et tout à fait remarquables, contribuant à l'originalité et à la richesse de nombreux sites de vallées (site des Coteaux dans la vallée de la Manse à Sepmes et à Draché). Elles sont à cet égard un élément important du patrimoine architectural et paysager de la Touraine et il est regrettable que nous ne portions pas plus d'intérêt à leur sauvegarde. Force est de constater en effet que beaucoup de sites troglodytiques (toutes les cavités aménagées en général) subissent des déprédations de tous ordres : réutilisation secondaire en décharge, remblayage, aménagements « sauvages », constructions parasites... C'est tout un pan de notre histoire qui disparaît et aussi la marque profonde de notre irrespect envers le patrimoine et l'environnement en général. Cette négligence témoigne de notre méconnaissance d'un particularisme tout à fait digne de reconnaissance.

 

Les sites métallurgiques :

Ils sont très rares puisque seulement trois ont été recensés sur les huit communes du canton.


A Draché, au lieu-dit « Le Moulin à Vent » (en bas du versant sur la rive gauche de la Manse), grâce aux renseignements fournis par le propriétaire de la parcelle, il a été localisé un site métallurgique caractérisé par une forte concentration de scories sur une zone carbonisée très noire. La présence de quelques moellons brûlés et d'un léger relief, pourrait dénoter l'existence de structures enfouies. Un abondant mobilier céramique a été collecté sur l'emplacement même de ce four. Il comprend notamment des tessons à décor guilloché pouvant être attribué à l'époque carolingienne.

 

Vers 1069, Hubert Darsus lègue ce fief à l’abbaye de Noyers, à condition que les moines faisaient transporter son corps à leur couvent et l’inhumeraient dans le cimetière attenant au cloître. Mais ce legs ne fut pas exécuté.

 

Vers 1080, le domaine était, par suite d’héritage, aux mains de Renaud de Nouâtre, qui le donna de nouveau au monastère de Noyers. Ce don fut contesté par Natal de Draché, qui offrit de prouver, par le jugement de Dieu, que le fief lui appartenait et que Renaud de Nouâtre n’en avait jamais été légitime propriétaire ; tout avait été disposé dans l’église abbatiale de Noyers, pour procéder à l’épreuve judiciaire, lorsque Natal, en présence des personnes qui avaient été convoquées pour cette cérémonie, déclara qu’il renonçait complètement à ses prétentions. Quelques temps après, l’abbaye lui céda, à titre de fief, la moitié du domaine, qui devint ensuite une châtellenie et fut possédée par Hugues Goscelin ( 1116 ), Guy de Chauvigny, seigneur de Cheneché et de Port de Piles ( 1128 ).
Dans les premières années du 12eme siècle, l’église de Draché appartenait à Hugues Goscelin, qui la donna avec le produit des offrandes et des droits de sépulture, au monastère de Noyers. Il fit ratifier cette donation par ses fils, Pierre, Effroy et Aimery. Le titre curial était à la présentation de l’abbé de Noyers.

 

A partir de cette époque jusqu’à la moitié du 14eme siècle, on ne trouve aucune trace des seigneurs de Draché.

 

Draché, d’abord simple fief, devint, à la fin du 14emesiècle, une châtellenie relevant de Sainte Maure, à foi et hommage lige, un anneau d’or du poids d’un vieux florin, et quinze jours de garde au château de Sainte Maure.

 

En 1372, Ysabeau de Craon donna ce domaine à Jean de Teilleul. Voici le texte de l'acte rédigé à cette occasion :

« A tous ceux qui ces présentes lettres verront Ysabeau de Craon, dame de Sully, de Sainte Maure et de Nouastre, salut. Saichent tous que pour les vrays et agréables services que nous a faict au tems passé et espérons que nous fera au temps a venir nostre amé et feal consciller Jean de Teilleul l'aisné, seigneur de Teilleul, à iceluy nous ayans pouvoirs et aucthorité de nostre très cher seigneur monsieur de Sully, par lectres scellées de son scel, dont la teneur s'ensuit :
« A tous ceux qui ces présentes lettres verront Loys, sire de Sully, salut. Scavoir fesons m'avoir donné à nostre très chère et très aimée compaigne Ysabeau de Craon, dame de Sully, tenir son hostel et ,faire residence et demeure en notre terre de Saincte Maure et de Nouastre, de Precigné et de Verneuil, appartenant à nostre digne compaigne, de son heritaige, et qu'à icelle nostre digne compaigne avons ordonné et commis, ordonnons et commetons tout le gouvernement des dites terres de Saincte Maure, de Nouastre, de Precigné et de Verneuil. Donné et faict à Tours le 16 juin 1372. »

Avons donné et donnons au dit Jean, à tousjours, mais perpetuellement à heritaige pour lui et pour ses hoirs et successeurs l'hostel de Draché..................................haulte justice, moyenne et basse, rapt, meurtre et touttes les choses qui descendent de haulte justice. Et nous est tenu de faire une foi et hommaige lige, à un annel d'or poisant une florence vieille, à muance de seigneur et d'homme, et à quinze jours de garde en nostre ville de Saincte Maure par la coustume du pais des dites choses. Donné et faict à Saincte Maure le 2 mars 1372.

 

En 1396-1405, Pierre de la Jaille, Chev., possédait la seigneurie de Draché. Il rendit hommage en 1405. Son fils Charles de la Jaille, propriétaire du même domaine, obtint d'Aymon de la Rochefoucault, seigneur de Sainte Maure, le 20 janvier 1441,l'autorisation de construire une tour et autres fortifications dans son fief de Beauvais, ( ces constructions furent détruites deux siècles plus tard, donc au 17eme siècle). Il fut confirmé dans la possession du droit de haute justice pour la terre de Draché. Pierre de la Jaille, son fils, rendit hommage pour cette châtellenie le 13 juin 1464, en 1480 et en 1487-90. Les fiefs du Breuil, de la Lèvrie, de la Richardière relevaient du château de Beauvais.


« Jehan » Brennes, écuyer, était seigneur du Breuil en 1443.
Le fief de la Lèvrie appartenait en 1448 à Charles Bec de Lièvre ; en 1666 à Michel de Bardoux et plus tard, la Lèvrie fut possédé par les de Château-Chalons.


Jean de Crevant, éc, fils aîné de Jean de Crevant premier du nom, seigneur de Bauché, chambellan du roi, et de Catherine Brachet, devint seigneur de Draché par son mariage avec Catherine de la Jaille, fille de Pierre de la Jaille. Il mourut le 20 février 1491, laissant neuf enfants :

1erFrançois, seigneur de Bauché
2emeJean, mort sans avoir été marié
3emeCharles, abbé de Ferrières
4emeLouis, abbé de la Trinité de Vendôme
5emeClaude qui suit
6eme Marguerite
7emeAnne
8eme Isabeau, femme de Claude Berruyer, écu., seigneur de saint germain sur Indre
9emeAntoinette


Catherine de la Jaille mourut le 12 mars 1528.

Claude de Crevant, cinquième fils de Jean, fut seigneur de Draché, de la Motte-au-Fils-Yvon et des Roches. Il suivit François 1er en Italie et se distingua, en 1524, à la bataille de Pavie, où il reçut une blessure grave. Le 4 mai 1540, il rendit hommage pour son fief de la Motte. Il épousa Renée Fresneau, dame de la Fresnaye, dont il eut : 1° Claude II, qui suit ; 2° Marie, femme de Léonard Guérin, seigneur de Poisieux.


Claude de Crevant II, chev., seigneur de la Motte, de Draché, de Beauvais et de Saint Rémi, chevalier de l'ordre du roi, eut deux filles de son mariage avec Marguerite d'Hallwin, fille d'Antoine d'Hallwin, seigneur de Piennes, et de Louise Crevecœur : 1ere Léonore , femme de Charles Turpin, comte de Crissé et baron de Vihiers ; 2eme Gabrielle, qui épousa, le 1er août 1582, François de la Grange, seigneur de Montigny, maréchal de France, fils aîné de Charles de la Grange, gouverneur de la Charité sur Loire, et de Louise de Rochechouart. Elle mourut à Paris le 12 mai 1643.


François de la Jaille gravement blessé au ventre d'un coup de pique à la bataille d'Arques meurt en 1592 en laissant deux fils, Jacques et Louis.

Tremblement de terre en Touraine, le 8 avril 1593 à 9 heures du soir.

En 1626, Richelieu publia un édit ordonnant que toutes les forteresses féodales sauf celles nécessaires à la défense des frontières seraient rasées. (destruction des fortifications de Beauvais ).

 

François de la Grange fut seigneur de Draché, du chef de sa femme, qui avait eu cette terre en dot. Il mourut avant 1641.
En 1641, le domaine du Breuil (logis seigneurial fortifié) appartenait à Isabeau de Rigny, veuve de François Bats ; en 1674 à de Préaux.

 

D'après les registres de catholicité de Draché, on peut suivre la descendance des de Bardoux seigneur de la Lèvrie quelques dates seulement. En 1662 Michel de Bardoux épouse « damoiselle » Marthe fille du seigneur de la Guérivière. En 1670 on trouve l'acte de baptême de Jacques deBardoux. En 1720 on trouve acte de sépulture dans l'église de Draché, d'une fille du seigneur de la Lèvrie agée de 2 ans. En 1743, une Marie de Bardoux épouse Jean de Château-Chalons seigneur des Loges, celui-ci meurt à 80 ans en 1796, un fils de ce dernier meurt à 55 ans en 1799.


La châtellenie de Draché passa ensuite : à Francois de Beauvilliers, duc de Saint Aignan, gouverneur-lieutenant-général de Touraine, lieutenant-général des armées du roi ( 1616 ) ; – à Hippolyte, conte de Béthune ( 1676 ) marié à Anne de Beauvilliers ; – à la famille Voyer d'Argenson.


Le passage suivant, d'un aveu rendu le 1er janvier 1645, par Gabrielle de la Jaille, veuve de François de la Grange, nous fait connaître un singulier droit féodal qui était exercé par le seigneur de Draché :

« ........Tous les jeunes hommes qui se marient dans ma paroisse de Draché sont tenus, le lendemain de la Pentecoste, lorsqu'ils vont en procession à Noyers, où ils sont tenus d'assister avec mes autres paroissiens, d'avoir trois esteufs (*)neufs au lieu appelé le Cany ( de la justice de Nouastre ) et iceux me les présenter. Et je suis fondé d'en recevoir un ; et les deux autres je les fais jeter. Les femmes des dits mariés, retournant de la procession, me doivent une chanson, à la grosse borne du cimetière de Maillé-Laillé.Item, les hommes veufs qui se remarient à une fille doivent sauter mon biez ou ruisseau à la roche appelé le Chillou, et s'ils refusent de sauter ils me doivent chacun cinq sols d' amende ».

Esteufs : balles en peaux, remplies de crin.

 

A partir du 2 Juillet 1792 la poste aux chevaux et celle pour les lettres passe par la route nouvelle de Tours, Montbazon, Sainte Maure, Le Port de Piles, Les Ormes, etc... ( et non plus par Lahaye.)
Le lieu-dit « la Poste de Beauvais » vient trèscertainement de cette époque.
En 1826 le 2 septembre, sépulture de Françoise Delatouche âgée de 89 ans veuve de Louis de Château-Chalons de la Lèvrie. Cette personne avait été marraine de la cloche de l'église de Draché en 1811.


Par ordonnance royale du 26 juin 1831, la commune de Sepmes céda à celle de Draché un territoire comprenant 4 habitations du village des Gaschaux et l'Angevinière. Soit 17 habitants et 5 habitations. Sepmes reçut en échange une habitation du village de la Thomassière.


Par la loi du 29 avril 1833 Maillé céda à Draché un territoire comprenant les Aubœufs (sauf une maison), soit 30 hectares et 3 habitations. Et Draché céda à Maillé la Bourrelière et une maison du Chêne, soit 15 hectares et 7 habitations. Les bâtiments du Breuil étaient en ruine en 1833.

 

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Du lundi au samedi (sauf le mercredi ) :
de 10H00 à 12H00

 

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